Autor: admin
Datum objave: 12.01.2018
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Alain Delon, l'unique

.....fête ses 60 ans de carrière cette année

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Alain Delon : "La beauté, elle était là"

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L'enfance perdue, la beauté et les femmes, la célébrité et la paternité, l'argent, la politique, la religion et la mort... Alain Delon se livre à Valérie Trierweiler dans l'interview de sa vie dont voici de premiers extraits.

Paris Match. Tout le monde connaît ou croit connaître Alain Delon, mais votre image correspond-elle à la réalité de ce que vous êtes ?

Alain Delon. Oui, totalement. Elle correspond à ce que je suis et elle a toujours été fidèle à ce que je suis. Je n’ai jamais essayé de changer ou d’être un autre. Je suis en accord avec moi-même, je suis moimême. Je n’ai jamais joué un personnage. J’ai toujours été la même personne. Je ne fais semblant de rien, je dis ce que j’ai à dire même si cela ne plaît pas toujours. Je n’avais jamais imaginé avoir un tel destin, devenir ce que j’allais être. Je rentrais de la guerre, le cinéma est venu à moi par les femmes mais j’étais déjà ce que je suis resté. Et puis l’image, elle a pris un coup de vieux non ?

J’ai tout eu grâce à cette beauté

Pensez-vous tout devoir à cette beauté qui vous a caractérisé tout au long de votre vie ? A quel moment avez-vous compris que vous disposiez de ce pouvoir ?

La beauté, elle était là. Tout le monde me le disait, tout le temps. Les femmes me le disaient, et pas seulement les femmes. Quand on m’a proposé de faire du cinéma, je posais la question : “Pourquoi moi ?” Et c’est ce qu’on me répondait, on me parlait de cette beauté en permanence. Déjà ma mère me le répétait quand j’étais gamin. Dans la rue, les gens l’arrêtaient pour lui dire : “Qu’est-ce qu’il est beau, votre fils !” Mais elle ne supportait pas qu’on me touche, alors, quand elle me promenait au parc de Sceaux elle avait accroché un petit écriteau sur la poussette : “Regardez- moi mais ne me touchez pas !” Ensuite il y a eu le comportement des jeunes filles qui me tournaient autour. Mais si j’avais compris qu’il s’agissait d’un pouvoir, d’une arme, je n’aurais pas commencé ma vie en étant charcutier. Au fond, rien ne s’est fait par moi mais par les femmes. J’ai été fou des femmes très tôt, et en particulier de celles qui avaient cinq ou dix ans de plus que moi. Et quand je suis rentré de l’armée, je me suis retrouvé à vivre à Pigalle, au Régina. Quelque temps après, plusieurs jeunes femmes travaillaient et me faisaient vivre. Elles étaient folles de moi parce qu’il paraît que j’étais beau. Elles m’ont donné cette chance, de faire du cinéma. Si je n’avais pas été acteur, je serais sûrement mort aujourd’hui.

Le cinéma a-t-il été une revanche sur la vie ?

Non, parce que c’est un destin. Il faut quand même que je dise merci à ma mère, car c’est elle qui m’a donné la gueule que j’avais et tout est arrivé grâce à cela. J’ai tout eu grâce à cette beauté. Alors, oui, je dis “merci maman”. Je suis son portrait, elle était magnifique. Je lui dois au moins cela.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans un hors-série exceptionnel, «Alain Delon, l'unique», en vente dans les kiosques, au prix de 6,95 euros.

"La piscine", les retrouvailles sensuelles de Romy Schneider et Alain Delon

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Anouchka et Alain-Fabien : "Nous sommes fiers d'être des Delon"

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Paris Match. Votre père fête ses 60 ans de carrière cette année. Quels sont ses films qui vous ont le plus marqués ?

Alain-Fabien. “Le clan des Siciliens”, “Borsalino”, “Zorro” et “La tulipe noire”.

Alain Delon, l'unique

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Percer le « mystère Delon », peu s’y sont essayés, tant la tâche est complexe. Alors qu’il s’apprête à célébrer ses 60 ans de carrière et ceux de sa rencontre avec Romy Schneider, Paris Match relève le défi dans un hors-série exceptionnel.

Il s’est construit sans modèle. Entre faiblesse et force. Divorce des parents, famille d’accueil, pensions, guerre d’Indochine, la rébellion et l’ordre. Et puis il s’est élevé avec l’aide des femmes, la beauté héritée de sa mère, Edith, lui tenant lieu de passe-droit. Il a composé avec son isolement d’enfant perdu, d’adolescent turbulent, de jeune homme oublié : le sentiment de solitude forgé durant cette période sera le compagnon privilégié d’une vie d’acteur, d’amoureux, de père. Pourtant, Alain Delon, l’abandonné, dit avoir été tant et plus aimé. Mais rien ne s’oppose à ce sentiment d’être unique et seul, qui le relie à la genèse de sa vie. Ni l’amour passionnel, ni les conquêtes à la mode de Casanova, ni les enfants, ni la carrière aussi légendaire soit-elle – et elle l’est –, jalonnée de tant de chefs-d’oeuvre. Il a tout appris en compagnie de René Clément et de Luchino Visconti. Avec Jean-Pierre Melville, il a partagé les mêmes goûts. Ceux de la nuit, de l’honneur, du tragique, des hors-la-loi. Alain Delon, acteur adulé, ici et ailleurs, voulait devenir un homme. D’abord, il a fait comme il a pu, et puis il a décidé de tout. Il aurait dû être charcutier et coureur cycliste. Il est devenu star. « Plein soleil », « Rocco et ses frères », « Le samouraï », « Borsalino », « Mr Klein »…

La force du destin

Il dit que c’est un destin. Comme s’il avait été choisi. Les faits ont du mal à le contredire. A 14 ans, il tourne dans un très court-métrage amateur, « Le rapt ». A la fin, il reste sur le carreau sans savoir encore qu’il mourra vingt-sept fois à l’écran au cours de sa longue carrière. Héros de sa propre noirceur. A 21 ans, il tombe amoureux d’une actrice en vogue puis de la femme d’un réalisateur et décroche son premier rôle dans un film au titre prémonitoire : « Quand la femme s’en mêle ». La force du destin, oui. Comme un opéra de Verdi, entre ombre et lumière. Alain Delon a été l’entrepreneur de sa beauté solaire, initiales AD, parfums et produits de luxe, mais aussi collectionneur d’art, propriétaire de chevaux, organisateur de combats de boxe. Et surtout producteur éclairé d’une trentaine de films. Il a parlé beaucoup et cela s’est su. Il a agi tout autant dans le plus grand secret. L’hypersensible, l’unique, le seul, est devenu un mythe qui traversera le temps. Son ego semble le propulser parfois au-delà des cieux. Dieu ? Il ne sait pas s’il y croit. La Vierge Marie, oui. Il lui parle, la questionne. Comme si Alain Delon, symbole singulier de la masculinité terrestre, ne pouvait, aujourd’hui encore, trouver son salut qu’à travers les femmes, ses déesses.

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Kategorije: Film
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